Zendure SolarFlow 2400 AC+ : notre avis complet

Le Zendure SolarFlow 2400 AC+ ajoute du stockage à une installation solaire existante par une simple prise, sans aucune entrée pour panneaux. Il restitue environ 88 % de l'énergie stockée à 800 W, loin des 93 % annoncés, et ses 2400 W restent bridés à 800 W (900 W en France) tant qu'un électricien n'a pas validé le circuit.

Notre note
4,0/5
Rendement : 4,2 sur 5 (coefficient 25 %)Rendement4,2Capacité et extensibilité : 4,2 sur 5 (coefficient 20 %)Capacité4,2Pilotage et intelligence : 3,7 sur 5 (coefficient 15 %)Pilotage3,7Installation et conformité : 3,8 sur 5 (coefficient 10 %)Installation3,8Fabrication et endurance : 3,8 sur 5 (coefficient 10 %)Fabrication3,8

Comment est calculée cette note ?

Batterie domestique Zendure SolarFlow 2400 AC+ de trois quarts, afficheur de charge, poignée latérale et prise secteur visibles

L'essentiel

Le SolarFlow 2400 AC+ fait partie des batteries à couplage alternatif les plus abouties du moment : rendement d'environ 88 % à 800 W, extension jusqu'à 16,8 kWh, prise de secours de 2400 W, silence complet et pilotage ouvert par API locale et MQTT. Quatre réserves tempèrent ce constat : les 2400 W annoncés sont verrouillés à 800 W (900 W en France) sans validation d'un électricien, le rendement tombe à 78-82 % en régulation à faible puissance, la marge fixe de 50 W laisse un petit export résiduel, et le pilotage ZENKI, dépendant du cloud, prend encore des décisions peu lisibles. À 839 € l'unité de 2,4 kWh, c'est un choix solide pour qui possède déjà des panneaux et un compteur communicant, moins pour qui attend un secours sans coupure ou un zéro injection au watt près.

Points forts

  • Rendement aller-retour d'environ 88 % à 800 W, parmi les plus élevés de sa catégorie
  • Extensible de 2,4 à 16,8 kWh, à 229 € le kWh pour chaque module AB3000L
  • Prise de secours bidirectionnelle : 2400 W en continu, 3200 W avec le réseau en renfort
  • Silence complet (refroidissement passif), boîtier IP65 qui ne dépasse pas 33 °C après deux heures de charge à 800 W
  • Pilotage ouvert : API locale, MQTT, intégration officielle Home Assistant, nombreux compteurs compatibles
  • Garantie de dix ans sur l'appareil comme sur les modules

Limites

  • Rendement de 78 à 82 % seulement en régulation zéro injection à 100-200 W, contre 93 % annoncés
  • 2400 W verrouillés à 800 W (900 W en France) tant qu'un électricien n'a pas validé un circuit dédié
  • Marge fixe d'environ 50 W autour de zéro : petit export résiduel, surtout l'hiver
  • ZENKI aux décisions parfois peu lisibles, application dépendante du cloud et du Wi-Fi 2,4 GHz, compteur à prévoir en plus
  • Réserve de décharge parfois non respectée lors des premiers cycles (2 à 5 % atteints pour une réserve de 10 à 15 %)
  • Secours sans temps de bascule garanti, base de 2,4 kWh juste pour une soirée complète, modules AB3000X de l'ancien 2400 AC incompatibles
Zendure SolarFlow 2400 AC+ : voir la fiche complète et le prix →

Un AC+ qui n'est ni l'AC ni le Pro : trois appareils à ne pas confondre

Le nom prête à confusion, et la confusion coûte cher au moment de l'achat. Le SolarFlow 2400 AC+ (référence ZDSF2400AC+, présenté en février 2026) est un bloc unique : un onduleur bidirectionnel de 2400 W et une batterie LiFePO4 de 2400 Wh (50 Ah sous 48 V), dans un boîtier de 326 x 294 x 251 mm pour 27,8 kg. Il se branche sur une prise secteur et ne possède aucune entrée pour panneaux : il ne stocke que du courant alternatif, soit le surplus d'une installation solaire déjà en place, soit l'électricité du réseau quand elle est bon marché.

Le SolarFlow 2400 AC qui l'a précédé est un produit différent : un onduleur vendu sans stockage, associé à des modules AB3000X qui ne se montent pas sous l'AC+. Le SolarFlow 2400 Pro partage le boîtier et l'électronique de l'AC+, mais ajoute quatre entrées solaires MPPT. Les chiffres de cet avis ne valent que pour l'AC+.

Les trois SolarFlow 2400 en un coup d'œil
Critère2400 AC+ (ce produit)2400 AC2400 Pro
Batterie de base2400 Wh intégrésAucune, modules AB3000X en sus2400 Wh intégrés
Entrée solaire directeAucune (couplage AC)Aucune (couplage AC)4 MPPT, 3000 W
Modules d'extensionAB3000L (AB1000 et AB2000 selon le manuel)AB3000XAB3000L
Capacité maximale16,8 kWh (5 modules)17,28 kWh (6 modules)16,8 kWh (5 modules)
Comment s'y retrouver : l'AC+ se reconnaît à la mention « SolarFlow 2400 AC+ » gravée sur la façade et à son module d'extension AB3000L. Un module AB3000X ne s'emboîte pas sous cet appareil.

Rendement : environ 88 % à 800 W, loin des 93 % annoncés

88 %
rendement aller-retour à 800 W, cycle complet
78 à 82 %
en régulation zéro injection, 100 à 200 W
3 W
consommation de veille, prélevée sur la batterie

Zendure annonce jusqu'à 93 % de rendement aller-retour sur le courant alternatif, grâce à des semi-conducteurs au carbure de silicium. Sur des cycles complets de 10 à 100 % avec 800 W en charge puis en décharge, le chiffre ressort à 87,3, 88,2, 88,7 puis 88,4 %, soit environ 88 %. L'écart de cinq points avec la fiche représente une cinquantaine de wattheures perdus pour chaque kWh stocké.

Rendement aller-retour du SolarFlow 2400 AC+ : 93 % annoncés par le constructeur, environ 88 % sur un cycle complet à 800 W, 78 à 82 % en régulation zéro injection à 100-200 WAnnoncé93 %Cycle complet, 800 W88 %Régulation 100-200 W78 à 82 %0 %100 %
Le rendement annoncé par le constructeur (barre grise) n'est approché dans aucun régime. La barre du bas est tracée sur la valeur centrale de la plage de 78 à 82 %.

Ce chiffre ne dit pas tout, car l'onduleur consomme une puissance quasi fixe : plus la puissance appelée est faible, plus cette consommation pèse. En régulation zéro injection, quand la batterie ne délivre que 100 à 200 W, le rendement tombe entre 78 et 82 %. C'est un régime courant la nuit, donc celui qui compte pour l'économie réelle. L'appareil travaille le mieux quand on le fait travailler fort, par exemple en le vidant sur quelques heures aux tarifs de pointe ou en profitant de prix négatifs.

En veille, l'appareil consomme environ 3 W quand il s'alimente sur sa propre batterie, et moins d'un watt quand le réseau y pourvoit : à 3 W en continu, cela représente de l'ordre de 25 kWh par an. L'arrêt complet supprime cette consommation, et l'activation de la prise de secours l'augmente. À titre de repère, l'ancien SolarFlow 2400 AC, à onduleur séparé, se situe un peu plus bas, entre 86 et 87 %.

2400 W sur la fiche, 800 W à la prise

La puissance de 2400 W qui fait l'argument commercial n'est pas disponible à la sortie de la boîte. L'appareil est livré avec une injection bridée à 800 W sur le réseau, et le manuel liste des plafonds par pays pour rester dans le cadre des kits prêts à brancher : 800 W en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Autriche, 900 W en France, 600 W en Suisse, 350 W en Italie. Pour dépasser ce plafond, il faut un circuit dédié contrôlé par un électricien, puis confirmer dans l'application, par une déclaration signée, que ce contrôle a eu lieu. Le constructeur n'engage sa responsabilité que sur la qualité et la sécurité de l'appareil, pas sur l'installation.

Paliers de puissance du SolarFlow 2400 AC+ : 800 W d'injection par défaut, 2400 W côté batterie, 3200 W à la prise de secours avec le réseau en renfort, 3600 W en crête pendant 200 msInjection par défaut800 WBatterie, maximum2400 WSecours avec réseau3200 WCrête, 200 ms3600 W
Seul le premier palier est ouvert à la sortie de la boîte. Les deux suivants concernent la batterie et la prise de secours, le dernier une crête de 200 ms.

Trois autres chiffres encadrent ces valeurs : la batterie accepte 2400 W en charge comme en décharge, l'entrée alternative supporte jusqu'à 3200 W, et la prise de secours délivre 3200 W tant que le réseau est présent, 2400 W venant de la batterie et le reste du secteur. Ce dernier palier n'a rien à voir avec l'injection : il sert à alimenter un appareil gourmand directement sur l'unité.

Le plafond de 800 W change la façon de lire la fiche : en soirée, un four, une plaque et un lave-linge dépassent largement ce seuil, et l'appoint vient alors du réseau. Les 2400 W s'adressent à ceux qui acceptent de faire poser un circuit dédié, avec un coût d'électricien qui s'ajoute à celui de l'appareil.

Pilotage : un compteur indispensable, ZENKI encore inégal

Sans compteur communicant, l'AC+ suit un plan fixe de charge et de décharge, 200 W par défaut. Pour ajuster la décharge à la consommation du logement, il faut un compteur compatible : Smart Meter 3CT-S ou 1CT-S de la marque (raccordés au port RJ45, qui est un port RS485 et non une prise réseau), Shelly Pro 3EM ou EverHome EcoTracker. Dans l'offre du constructeur, le 3CT-S ajoute 129 € à l'unité et le 1CT-S 85 €.

Les modes du gestionnaire d'énergie HEMS et ce qu'ils exigent
ModePrincipePrérequis
AutoPriorité au compteur, puis à la prise connectée, puis au plan de base ; suit les prix si un tarif dynamique est saisiCompteur recommandé
ZENKIPrévisions météo, historique de consommation et prix de l'électricité (plus de 840 fournisseurs européens)Connexion Internet, compteur, environ une semaine d'apprentissage
ExpertQuatre sous-modes : compteur, prise connectée, charge de base (10 plages), tarif de l'électricité à seuilsRéglages manuels

Les décisions de ZENKI restent parfois difficiles à justifier : charge depuis le réseau alors que le surplus solaire du lendemain est annoncé, décharge à un tarif peu élevé, ou charge de nuit en heures creuses qui ne laisse plus de place au soleil du matin. Le mode Auto, plus prévisible, est le choix le plus sûr pour qui n'a pas de contrat dynamique. En France, hors quelques offres préenregistrées, les tarifs et les plages d'heures creuses se saisissent à la main.

La régulation est rapide, de l'ordre de quelques secondes, mais elle garde volontairement une marge d'environ 50 W autour de zéro pour ménager le relais. Un petit export résiduel subsiste donc, surtout visible l'hiver. Sur une nuit de six heures, l'import cumulé reste de l'ordre de 20 à 40 Wh avec un compteur Shelly ou le lecteur D0 de la marque, pour un export inférieur à 15 Wh. Cette marge est propre au gestionnaire du constructeur : elle peut être évitée en pilotant l'appareil par l'API locale ou le MQTT, avec Home Assistant par exemple.

Reste la dépendance au cloud : l'application passe par les serveurs du constructeur, ZENKI a besoin d'une connexion pour récupérer les prix et la météo, et l'appareil n'accepte que le Wi-Fi 2,4 GHz. Sans connexion, il retombe sur des règles locales moins fines. Une API locale (HTTP) et une intégration Home Assistant officielle, branchable sur un courtier MQTT local, permettent de s'en affranchir pour qui sait les configurer. Le constructeur n'affiche aucun prix d'abonnement pour le HEMS ni pour ZENKI, et a promis en 2025 que ses fonctions resteraient gratuites pendant la garantie de chaque appareil, soit dix ans pour l'AC+.

De 2,4 à 16,8 kWh : ce que coûte l'extension

2,4 kWh
intégrés à l'appareil, non dissociables
16,8 kWh
avec cinq modules AB3000L
659 €
le module de 2,88 kWh, soit 229 € le kWh

La capacité de base de 2,4 kWh est juste pour une soirée complète : elle couvre un foyer économe, pas une famille qui cuisine à l'électricité. L'extension passe par des modules AB3000L de 2,88 kWh qui s'empilent sous l'appareil, se reconnaissent automatiquement et montent jusqu'à cinq, soit 16,8 kWh. La puissance reste de 2400 W quel que soit le nombre de modules : les 16,8 kWh se vident en environ sept heures à pleine puissance, contre moins d'une heure pour l'unité seule.

Côté compatibilité, le constructeur déclare aussi compatibles les modules AB1000 et AB2000, mais ne recommande que l'AB3000L : les autres modèles ne s'ajustent pas aux dimensions de l'appareil, et l'assistance après-vente peut être limitée pour une configuration non recommandée. L'AB3000X de l'ancien 2400 AC ne s'emboîte pas.

Au 9 octobre 2026, l'unité de 2,4 kWh est affichée 839 € chez le constructeur, en stock, et chaque module 659 €. Le coût du kWh de la configuration complète descend à 246 €, un niveau attractif pour du stockage à couplage alternatif, mais la capacité de départ reste le poste le plus cher au kWh (350 €).

Configurations et prix chez le constructeur au 9 octobre 2026 (France, TTC)
ConfigurationCapacitéPrixPrix par kWh
Unité seule2,4 kWh839 €350 €
Unité + 1 module5,28 kWh1498 €284 €
Unité + 2 modules8,16 kWh2157 €264 €
Unité + 3 modules11,04 kWh2816 €255 €
Unité + 4 modules13,92 kWh3475 €250 €
Unité + 5 modules16,8 kWh4134 €246 €

La prise de secours : puissante, mais pas un onduleur sans coupure

La prise Schuko latérale est désactivée par défaut et s'active depuis l'application. Elle délivre 2400 W en continu et jusqu'à 3600 W pendant 200 ms au démarrage d'un appareil ; avec le réseau présent, elle monte à 3200 W, l'appoint venant du secteur. Elle accepte aussi, en entrée, un micro-onduleur de 2400 W au plus pour charger la batterie, uniquement quand l'appareil est relié au réseau. Un générateur thermique ne doit jamais s'y raccorder. Quand le réseau disparaît, elle bascule sur la batterie.

Trois limites à connaître. D'abord, aucun temps de bascule n'est garanti : le manuel n'en donne pas et le constructeur ne présente pas l'appareil comme un onduleur de secours sans coupure (UPS). Un ordinateur de bureau ou un serveur doit garder sa propre protection. Ensuite, seuls les appareils branchés sur cette prise sont secourus, pas le reste du logement. Enfin, l'autonomie fond vite : à 2400 W, les 2,4 kWh de l'unité durent moins d'une heure.

Le mode Normal laisse la prise active en permanence et grignote la batterie ; le mode Eco la met en veille après deux heures sans charge. Activer la prise augmente la consommation de veille, et la batterie peut alors descendre sous la réserve réglée. Réfrigérateur, box, éclairage et ordinateur portable tiennent sans difficulté ; une plaque à induction ou un chauffe-eau vident la batterie très vite.

Installation et conformité : ce qui change en France

L'installation matérielle se règle en une dizaine de minutes : poser les 27,8 kg de l'appareil (deux poignées latérales), brancher son câble secteur de 3 m sur une prise murale reliée à la terre, l'associer à l'application et laisser le firmware se mettre à jour. Le compteur, dont les pinces se logent dans le tableau électrique, demande de son côté une demi-heure à une heure. L'appareil se place à l'intérieur comme à l'extérieur (IP65), à l'abri du soleil direct et de la pluie, avec l'antenne à 15 cm au moins du mur et les dégagements du manuel autour des ailettes arrière.

En France, le manuel fixe à 900 W le plafond d'injection du mode prêt à brancher, au lieu des 800 W de l'Allemagne ou de la Belgique, et l'application l'applique selon le pays choisi. Au-delà, l'installation sort du cadre du kit : circuit dédié contrôlé par un électricien, raccordement possible directement au disjoncteur, puis confirmation signée dans l'application. Le manuel rappelle que le système est raccordé au réseau et qu'il revient à l'utilisateur de vérifier ce qui est autorisé chez lui. Les formalités auprès du gestionnaire de réseau (déclaration auprès d'Enedis, attestation Consuel) dépendent du mode de raccordement et de la présence d'une batterie : le constructeur ne les fixe pas, et il vaut mieux les faire valider par écrit avant l'achat.

Pour l'empilement, le manuel recommande de solidariser l'appareil et ses modules avec les supports et les vis fournis. Le constructeur a publié en mai 2026 un avis de sécurité sur l'ancien 2400 AC, dont les bornes peuvent s'échauffer quand l'ensemble n'est pas posé bien à plat ; l'AC+ n'est pas visé, mais vérifier l'aplomb de la pile et serrer les fixations vaut ici aussi.

Silence, chaleur, sécurité et garantie

Le boîtier métallique à ailettes fait office de radiateur : aucun ventilateur, donc aucun bruit hormis le claquement du relais à chaque démarrage ou arrêt de charge. Après deux heures de charge à 800 W, le point le plus chaud (la face arrière) atteint 33 °C, les autres points restant entre 25 et 31 °C. L'indice IP65 vaut pour le boîtier ; la prise de secours n'est pas étanche en service ni capot ouvert.

ZenGuard réunit trois niveaux de protection : un BMS double (local, avec un suivi de santé des cellules dans le cloud), une soupape de surpression mécanique et un module d'extinction à aérosol qui se déclenche vers 170 °C. La batterie se réchauffe seule par temps froid (décharge de -20 °C à 55 °C, charge à partir de 0 °C) et la décharge s'arrête à 5 % de charge.

La garantie est de dix ans pour l'appareil comme pour les modules AB3000L, avec 6000 cycles annoncés et une durée de vie jusqu'à quinze ans. La clause des cellules mérite lecture : elle tombe si la batterie n'est pas chargée à fond dans les 30 jours suivant la réception, puis rechargée au moins une fois tous les trois mois. Le retour sans défaut reste possible sous 30 jours, mais les frais de transport de ce type d'appareil, annoncés entre 150 et 250 € par le constructeur, restent à la charge de l'acheteur.

Le recul est de huit mois, et le firmware garde des défauts de jeunesse. La réserve de décharge réglée n'est pas toujours respectée lors des premiers cycles : la batterie peut finir à 2 ou 5 % alors que la réserve est de 15 ou 10 %, ce qui impose de surveiller les premiers jours. Dans un cas isolé, elle reste bloquée à 8 %, avec une mise à jour qui exige 10 % de charge pour s'installer. L'erreur 52 (« tension réseau trop basse », affichée alors que la tension est normale) a conduit dans un cas isolé à l'échange des appareils par le constructeur. Aucun rappel de ce modèle n'a été annoncé à ce jour. Le constructeur a en revanche connu un incendie sur l'AiO 2400 en 2025, dont il écarte les cellules, et l'avis de sécurité de mai 2026 sur l'ancien 2400 AC : ces deux produits sont distincts de l'AC+, mais ils pèsent sur la confiance de marque.

Face aux autres batteries de balcon

Face aux autres batteries de balcon, l'AC+ se distingue d'abord par sa puissance alternative : 2400 W, contre 1000 à 1200 W pour la Hoymiles et les deux modèles à MPPT, seul le Marstek le dépassant d'un cheveu (2500 W). Son prix de départ est inférieur à ceux de l'Anker et de l'EcoFlow, qui reprennent l'avantage dès qu'il faut raccorder des panneaux sans micro-onduleur grâce à leurs entrées solaires.

Le SolarFlow 2400 AC+ face à quatre batteries de balcon (caractéristiques et prix du catalogue)
CritèreZendure SolarFlow 2400 AC+Hoymiles HiBattery 1920 ACMarstek Venus E 3.0Anker Solix Solarbank 3 E2700 ProEcoFlow Stream Ultra X
Capacité de départ2,4 kWh1,92 kWh5,12 kWh2,69 kWh3,84 kWh
Capacité maximale16,8 kWh11,52 kWhNon extensible16,13 kWh23,04 kWh
Puissance AC maximale2400 W1000 W2500 W1200 W1200 W
Entrée solaire directeAucuneAucuneAucune4 MPPT, 3600 W4 MPPT, 2000 W
Poids27,8 kg24 kg60 kg29,2 kg39 kg
Prix du catalogue839 €799 €1249 €1149 €1099 €
Prix par kWh de départ350 €416 €244 €427 €286 €

La Hoymiles est la moins chère mais la moins puissante, et son extension s'arrête à 11,52 kWh. Le Marstek offre le kWh le moins cher, mais sa capacité est fixe et son poids de 60 kg le rend difficile à déplacer. Face au seul concurrent de puissance comparable en couplage alternatif, le Marstek, l'AC+ gagne en extensibilité et pèse moitié moins (27,8 kg contre 60 kg), mais offre deux fois moins de capacité au départ.

À qui s'adresse l'AC+, et à qui il ne convient pas

L'AC+ s'adresse d'abord à qui possède déjà des panneaux et un onduleur ou des micro-onduleurs, veut stocker le surplus sans toucher au câblage solaire et a un compteur communicant à portée. Il convient aussi à un logement sans panneaux mais avec un contrat à tarif dynamique, puisque la charge peut se faire sur le réseau. Un micro-onduleur de kit de balcon peut même se brancher sur sa prise latérale.

Il convient moins à qui veut brancher des panneaux en direct (le SolarFlow 2400 Pro est conçu pour cela), à qui attend un secours sans coupure pour du matériel sensible, ou à qui exige un zéro injection au watt près sans passer par l'API locale. Il convient mal enfin à qui espère exploiter les 2400 W sans électricien.

Un conseil d'achat concret : démarrer avec l'unité seule et le compteur, vérifier le comportement des premiers cycles (réserve de décharge, application et firmware à jour), puis ajouter les modules AB3000L quand le besoin de capacité est confirmé. Les modules de l'ancien 2400 AC ne servent à rien ici.

Le détail de la note

Notre note
4,0/5
Rendement 4,2
Portabilité et format non mesuré
Résistance aux intempéries non mesuré
Connectique de sortie non mesuré
Capacité et extensibilité 4,2
Entrée solaire et MPPT non mesuré
Pilotage et intelligence 3,7
Installation et conformité 3,8
Fabrication et endurance 3,8
Compatibilité batteries non mesuré
Sécurité et protections non mesuré
Compatibilité batterie de stockage non mesuré
Pilotage et fonctions intelligentes non mesuré
Conformité et raccordement non mesuré
Zendure SolarFlow 2400 AC+ : voir la fiche complète et le prix →

Le produit et ses alternatives

Zendure SolarFlow 2400 AC+

Zendure SolarFlow 2400 AC+

839.00€ (6)

La batterie qui s'ajoute à vos panneaux sans rien recâbler : 2,4 kWh intégrés, 2400 W dans les deux sens et une prise de secours en cas de coupure.

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Zendure SolarFlow 2400 Pro

Zendure SolarFlow 2400 Pro

959.00€ (4)

2,4 kWh, 4 MPPT et 4800 W d'entrée solaire totale : la batterie de balcon qui combine panneaux en DC et couplage AC, extensible jusqu'à 16,8 kWh.

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Hoymiles HiBattery 1920 AC

Hoymiles HiBattery 1920 AC

Découvrir (8)

Batterie de balcon à couplage AC, 1,92 kWh extensible à 11,52 kWh, compatible avec tout onduleur déjà installé, sortie de secours 1000 W et 10 ans de garantie.

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Anker Solix Solarbank 3 E2700 Pro

Anker Solix Solarbank 3 E2700 Pro

1149.00€ (7)

2688Wh de stockage solaire plug-and-play : 4 MPPT, micro-onduleur bidirectionnel 1200W et une IA qui optimise seule votre autoconsommation. Le balcon enfin rentable.

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EcoFlow Stream Ultra X

EcoFlow Stream Ultra X

1099.00€ (13)

3,84 kWh de LiFePO4, un onduleur hybride intégré et jusqu'à 1200 W sur ses propres prises : l'EcoFlow Stream Ultra X est le vaisseau amiral du stockage solaire de balcon.

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Questions fréquentes

Non. L'AC+ n'a ni entrée photovoltaïque ni MPPT : il stocke le courant alternatif d'une installation existante. Un micro-onduleur de 2400 W au plus peut toutefois se brancher sur sa prise latérale, uniquement quand l'appareil est relié au réseau. Pour des panneaux en direct, il faut le SolarFlow 2400 Pro.

Environ 88 % sur un cycle complet à 800 W (de 87,3 à 88,7 % selon le cycle), contre 93 % annoncés. En régulation zéro injection à 100-200 W, il tombe à 78-82 %.

Oui, pour ajuster la décharge à la consommation du logement. Compatibles : Zendure Smart Meter 3CT-S et 1CT-S, Shelly Pro 3EM, EverHome EcoTracker. Sans compteur, l'appareil suit un plan de charge et de décharge fixe, de 200 W par défaut.

Pas en sortie d'usine. L'injection est bridée à 800 W (900 W en France). Pour monter à 2400 W, il faut un circuit dédié contrôlé par un électricien et une confirmation signée dans l'application.

Non. Les modules AB3000X de l'ancien modèle ne se montent pas sous l'AC+, qui s'étend avec des AB3000L de 2,88 kWh, jusqu'à cinq (16,8 kWh). Le manuel cite aussi les séries AB1000 et AB2000, mais seule l'AB3000L est recommandée.

Sa prise de secours fournit 2400 W en continu, 3600 W pendant 200 ms et 3200 W avec le réseau en renfort : réfrigérateur, box, éclairage, ordinateur portable. Aucun temps de bascule n'est garanti et l'appareil n'est pas présenté comme un onduleur sans coupure.