Anker Solix C300 : notre avis complet

Elle restitue 240 Wh sur 288 par sa prise 230 V, mais 266 par un port USB-C. Et surtout, allumée sans rien alimenter, elle se vide toute seule en moins d’une journée.

Notre note
4,0/5
Capacité et rendement : 3,6 sur 5 (coefficient 25 %)Capacité3,6Puissance : 3,8 sur 5 (coefficient 25 %)Puissance3,8Recharge : 4,6 sur 5 (coefficient 15 %)Recharge4,6Connectique et pilotage : 4,4 sur 5 (coefficient 15 %)Connectique4,4Fabrication et endurance : 4,3 sur 5 (coefficient 12 %)Fabrication4,3
Station électrique portable Anker Solix C300 de trois quarts, écran allumé, prises 230 V et ports USB-C visibles

L'essentiel

Cette petite station fait très bien une chose et mal une autre. En USB-C, elle est remarquable : 266 Wh récupérés sur 288, trois ports dont deux à 140 W bidirectionnels, et un plein en 2 h 22 avec un simple chargeur d’ordinateur. En 230 V, elle rend 240 Wh et son rendement du mur à la prise tombe à 69 %, ce qui est la rançon d’un onduleur porté par un pack trop petit pour l’amortir. S’y ajoute une consommation à vide de 12,6 W, prises activées, qui suffit à la vider en moins de vingt heures sans qu’aucun appareil ne soit branché. Bien utilisée, c’est-à-dire en USB-C et sorties coupées au repos, elle est excellente. Utilisée comme une station secteur, elle déçoit.

Points forts

  • 266 Wh récupérés sur un port USB-C, contre 240 sur la prise 230 V
  • Trois ports USB-C dont deux à 140 W, bidirectionnels : ils chargent la station comme ils alimentent un appareil
  • Plein complet en 1 h 07 sur secteur, et en 2 h 22 avec un simple chargeur d’ordinateur portable
  • 300 W tenus sans faiblir, avec une forme d’onde propre même en pleine charge
  • 4,1 kg et 240 mm de haut : deux prises 230 V dans un volume de sac à dos
  • Batterie LiFePO4 et cinq ans de garantie

Limites

  • 12,6 W consommés à vide prises activées : la station se vide seule en moins de vingt heures
  • 69 % de rendement du mur à la prise 230 V, très en dessous des stations de plus grande capacité
  • L’énergie restituée varie de 214 à 272 Wh selon la sortie et la charge, soit un quart d’écart
  • 300 W en continu et coupure nette à 310 W : aucun appareil chauffant n’est envisageable
  • 59 Wh par kilo d’énergie utile, loin des 80 et plus des grandes stations
  • Aucune extension de batterie, et une dénomination proche de la version DC qui prête à confusion
Anker Solix C300 : voir la fiche complète et le prix →

Ce que valent réellement les 288 Wh

Les 288 Wh annoncés sont une capacité de cellules. Ce qui ressort des sorties est toujours inférieur, et l’écart dépend de la sortie choisie.

En moyenne, 253,8 Wh sont réellement disponibles, soit 88 % de la valeur annoncée. Ce chiffre moyen masque toutefois une dispersion importante : selon la sortie et la puissance appelée, l’énergie récupérée s’étage de 214 à 272 Wh. Autrement dit, la même batterie peut rendre un quart d’énergie en plus ou en moins selon la façon dont on s’en sert.

266 Wh
récupérés sur un port USB-C
254 Wh
récupérés sur la sortie 12 V
240 Wh
récupérés sur une prise 230 V
Energie restituee selon la sortie utilisee, comparee aux 288 Wh annonces : 266 Wh sur USB-C, 254 Wh sur la sortie 12 V et 240 Wh sur la prise 230 VAnnoncée288 WhSur USB-C266 WhSur 12 V254 WhSur 230 V240 Wh
Plus on évite l’onduleur, plus on récupère d’énergie. Entre l’USB-C et la prise 230 V, l’écart atteint 26 Wh, soit près d’un dixième du pack.

La hiérarchie est logique et vaut pour toute la catégorie : chaque étage de conversion prélève sa part. L’USB-C part du courant continu du pack et le transforme peu ; la sortie 12 V en fait un peu plus ; la prise 230 V doit fabriquer une sinusoïde complète et coûte le plus cher. Sur une station de cette taille, cet écart de 26 Wh entre le meilleur et le pire des cas représente près d’un dixième du pack.

Il faut aussi comprendre d’où viennent les 288 Wh eux-mêmes. Le constructeur annonce par ailleurs 90 000 mAh, chiffre qui frappe davantage mais qui ne veut rien dire sans la tension à laquelle il se rapporte. Multiplié par les 3,2 V d’une cellule au lithium fer phosphate, il redonne bien 288 Wh. Le wattheure est la seule unité qui permette de comparer deux batteries entre elles ; le milliampère-heure, seul, permet surtout de comparer deux argumentaires commerciaux.

Enfin, ces 88 % de capacité restituée en moyenne sont un bon résultat dans l’absolu. C’est le rendement global, mesuré plus loin, qui déçoit. Les deux notions sont distinctes et souvent confondues : la première dit combien d’énergie sort du pack, la seconde combien il a fallu en mettre pour l’y faire entrer.

69 % du mur à la prise : le vrai prix de la miniaturisation

Le chiffre qui compte pour la facture n’est pas celui de la capacité, mais celui du rendement global : combien faut-il mettre au compteur pour récupérer un wattheure sur la prise ?

Il faut fournir 351 Wh pour refaire le plein par le secteur, et 240 Wh en ressortent par la prise 230 V. Le rendement du mur à la prise s’établit donc à 69 %. Sur l’ensemble des sorties, il oscille entre 61 et 85 %.

351 Wh
prélevés au mur pour un plein
69 %
de rendement, mur à prise 230 V
85 %
au mieux, sur les sorties continues

Ces 69 % sont nettement en dessous de ce qu’obtiennent les stations de 1 kWh, qui tournent autour de 85 à 88 %. Ce n’est pas un défaut de fabrication, c’est une conséquence de la taille. L’électronique de conversion consomme une puissance à peu près fixe, quelle que soit la capacité du pack qu’elle dessert. Rapportée à 288 Wh, cette ponction pèse trois à quatre fois plus lourd que rapportée à 1000 Wh.

La règle à retenir : plus une station est petite, plus son rendement en sortie 230 V est mauvais. Sur ce format, la prise secteur doit rester un dépannage, et l’USB-C l’usage principal.

12,6 W à vide : le chiffre qui change tout

Voici la donnée la plus utile de cet avis, et celle qu’on ne trouve nulle part sur l’emballage. Allumée mais ne débitant rien, prises 230 V activées, cette station consomme 12,6 W.

Rapportés aux 240 Wh disponibles en sortie secteur, ces 12,6 W vident le pack en moins de vingt heures. Sans qu’aucun appareil ne soit branché. Une station laissée allumée un vendredi soir est vide le samedi après-midi.

12,6 W
à vide, prises 230 V activées
2,3 W
à vide, sorties désactivées
19 h
pour se vider sans rien alimenter

Sorties désactivées, la consommation tombe à 2,3 W, ce qui laisse un peu plus de quatre jours avant l’épuisement. L’écart entre les deux situations est donc d’un facteur cinq, et il se joue sur un simple bouton.

Le réflexe à prendre : couper les prises 230 V dès qu’elles ne servent pas. C’est le seul geste qui sépare une batterie encore utilisable au bout de quatre jours d’une batterie à plat le lendemain matin.

Cette consommation a une conséquence directe sur l’usage en secours. Une station de 288 Wh branchée en permanence pour prendre le relais d’une coupure passe l’essentiel de son temps à s’alimenter elle-même. Sur le secteur, elle se recharge en continu et la question ne se pose pas ; mais dès qu’on la débranche en pensant garder une réserve, la réserve fond.

Le mécanisme est le même que celui du rendement, et il a la même cause : l’onduleur consomme pour exister, pas pour produire. Ces 12,6 W sont à peu près ce que consomme un onduleur de station de 1 kWh, où ils passeraient inaperçus, puisqu’ils représenteraient trois jours d’autonomie au lieu de vingt heures. La miniaturisation ne réduit pas cette ponction ; elle la rend seulement beaucoup plus visible.

4 jours
d’attente possible, sorties coupées
5,5 ×
d’écart entre les deux états de veille
1 bouton
sépare les deux situations

Une précision utile pour ne pas se tromper de reproche : ce comportement n’est pas un défaut de conception, et il ne présente aucun danger. C’est un fait physique qu’aucun constructeur ne publie et que l’acheteur découvre seul, souvent après une déconvenue. Le connaître avant l’achat suffit à le neutraliser complètement.

300 W tenus, et une coupure nette à 310

La station délivre 300 W en continu sans faiblir, et coupe au-delà de 310 W. La limite est donc réelle et franche : il n’y a pas de marge cachée, pas de mode de dépassement.

Cette franchise est préférable à l’inverse. Une station qui accepte 400 W pendant trente secondes avant de s’éteindre est plus dangereuse pour l’appareil branché qu’une station qui refuse d’emblée. Ici, le comportement est prévisible.

La forme d’onde reste propre même à pleine charge, ce qui compte pour les appareils à moteur, les chargeurs à découpage et les petits outils électroniques. Une pointe de 600 W est admise au démarrage, de quoi encaisser l’appel d’un compresseur de glacière.

Ce que 300 W permettent, et ce qu’ils interdisent, se résume vite. Ils alimentent un ordinateur portable, un écran, une box, un éclairage, une glacière à compresseur, un ventilateur, un petit robot de cuisine. Ils n’alimentent ni bouilloire, ni micro-ondes, ni plaque à induction, ni sèche-cheveux, ni chauffage d’appoint. Aucun appareil qui chauffe, en somme.

Trois entrées, et un plein en une heure

C’est le domaine où cette station se montre la plus convaincante. Elle accepte trois sources, et les trois fonctionnent réellement.

Duree d une charge complete selon l entree utilisee : 1 h 07 sur secteur a 330 W, 2 h 22 en USB-C a 138 W et 3 h 23 en solaire XT60 a 96 WSecteur1 h 07USB-C2 h 22Solaire XT603 h 23
Trois entrées, trois vitesses. Le secteur absorbe environ 330 W, l’USB-C 138 W et l’entrée solaire 96 W.

Par le secteur, l’entrée absorbe environ 330 W et le plein complet demande 1 h 07. Par l’USB-C, elle accepte 138 W et boucle en 2 h 22. Par l’entrée solaire XT60, elle prend 96 W et met 3 h 23.

Le point remarquable est le deuxième. Recharger une station d’énergie avec un simple chargeur d’ordinateur portable, sans bloc dédié, sans câble propriétaire, en un peu plus de deux heures, était impensable il y a trois ans. C’est ce qui rend ce format réellement transportable : le même chargeur sert à l’ordinateur, au téléphone et à la station.

Le 140 W bidirectionnel, la vraie originalité

Trois ports USB-C, dont deux montent à 140 W, et surtout capables de fonctionner dans les deux sens : ils chargent la station comme ils alimentent un appareil.

Cette bidirectionnalité à 140 W est rare, et elle change la nature de l’objet. Les 140 W correspondent exactement au besoin des ordinateurs portables les plus gourmands, ceux dont le bloc d’origine pèse déjà trois cents grammes. Un seul câble suffit alors pour tout : remplir la station chez soi, puis alimenter la machine en déplacement à sa pleine vitesse.

C’est aussi la sortie la plus efficace de l’appareil, avec 266 Wh récupérés contre 240 sur le 230 V. Utiliser l’USB-C plutôt que la prise secteur, quand l’appareil le permet, rapporte donc à la fois en autonomie et en simplicité.

Le reste de la connectique complète bien : un port USB-A, une sortie 12 V, deux prises 230 V, et un pilotage par application en Bluetooth. Pour un objet de ce gabarit, c’est complet.

Une nuance à connaître avant de compter sur les 140 W : cette puissance suppose que le câble suive. Un cordon USB-C ordinaire est limité à 60 W, et beaucoup de câbles vendus pour 100 W ne dépassent pas cette valeur. Atteindre 140 W exige un câble certifié pour 5 ampères, reconnaissable à sa puce d’identification. Avec un cordon inadapté, la charge fonctionne, mais bridée, et l’on met deux fois plus de temps sans comprendre pourquoi.

Ce détail vaut aussi pour la recharge de la station elle-même. Les 138 W constatés en entrée USB-C supposent le même câble certifié et un chargeur capable de les fournir. Avec le bloc d’un téléphone, on chargera la station, mais au rythme d’une nuit entière plutôt que de deux heures.

4,1 kg pour 288 Wh, et ce que ça implique

Le boîtier mesure 164 sur 161 sur 240 millimètres et pèse 4,1 kg. C’est l’encombrement d’une petite glacière de pique-nique, et le poids d’un ordinateur portable de quinze pouces avec son sac.

4,1 kg
sur la balance
59 Wh/kg
densité utile, sur l’énergie restituée
240 mm
hauteur hors tout

La densité utile, 59 Wh par kilo si l’on compte l’énergie réellement disponible, est nettement inférieure à celle des grandes stations, qui dépassent 80. C’est le second effet de la miniaturisation : les composants de conversion, le boîtier et la ventilation ne rétrécissent pas proportionnellement au pack.

Reste que la comparaison pertinente n’est pas avec une station de 1 kWh, qu’on ne porte pas de la même façon. Elle est avec une grosse batterie externe. Et à ce jeu, avoir deux prises 230 V et 300 W dans quatre kilos reste un service qu’aucune batterie de sac ne rend.

C300 ou C300 DC : laquelle prendre

Anker décline ce modèle en deux versions qui portent presque le même nom et ne font pas le même métier. La confusion est fréquente au moment de l’achat, et elle coûte cher.

Une confusion supplémentaire vient de la dénomination elle-même. Sur le marché européen, cette version secteur est vendue sous le nom C300X, alors que le marché américain l’appelle simplement C300. Le X ne désigne donc pas une variante plus puissante, comme le laisserait croire l’usage habituel de cette lettre : c’est le même appareil sous une autre étiquette. La version sans prise secteur, elle, se rencontre écrite aussi bien C300 DC que C300X DC.

Les deux versions du C300, et ce qui les sépare vraiment
CritèreC300, version secteurC300 DC
Prises 230 V2Aucune
Poids4,1 kg2,8 kg
VentilateurOuiAucun
Capacité288 Wh288 Wh
Rendement69 % en sortie 230 VMeilleur, faute d’onduleur

Le raisonnement est simple. Si l’on ne branche que des appareils en USB-C ou en 12 V, la version DC est plus légère de 1,3 kg, totalement silencieuse puisqu’elle n’a pas de ventilateur, et plus efficace puisqu’elle n’embarque pas l’onduleur qui coûte le plus cher en rendement.

La version secteur ne se justifie que si l’on a réellement besoin des deux prises 230 V. Ces 1,3 kg et ces points de rendement sont le prix de cette possibilité. C’est un prix élevé, qu’il faut accepter en connaissance de cause plutôt que par défaut.

Cycles, garantie, et durée de vie réelle

La chimie est le lithium fer phosphate, annoncé pour 3000 cycles avant de descendre à 80 % de la capacité initiale. La garantie constructeur couvre cinq ans.

Le seuil retenu mérite attention, car il varie d’une marque à l’autre et rend les comparaisons trompeuses. Annoncer 3000 cycles jusqu’à 80 % est plus exigeant qu’annoncer 4000 cycles jusqu’à 70 % : dans le premier cas, la batterie a encore quatre cinquièmes de sa capacité au terme du compte ; dans le second, un peu plus des deux tiers. Comparer les deux nombres sans regarder les seuils revient à comparer deux échelles différentes.

3000 cycles
avant 80 % de capacité restante
5 ans
de garantie constructeur
230 Wh
encore restitués au terme du compte

Traduit en usage, ces 3000 cycles représentent plus de huit ans à raison d’un cycle complet par jour, et bien davantage sur un emploi de week-end. Sur ce format, ce n’est donc pas le nombre de cycles qui décidera de la fin de vie de l’appareil.

Le lithium fer phosphate impose en revanche une précaution universelle, qui n’est pas propre à ce modèle : il ne faut jamais le recharger quand il est gelé. Sous zéro, la charge dégrade les cellules de façon irréversible, et l’électronique de protection bloque en général l’opération. Une station laissée dans un véhicule en hiver doit être remise à température avant d’accepter le moindre courant.

Face aux autres stations de 300 Wh

Sur ce segment, les capacités sont presque identiques d’une marque à l’autre. Les différences se logent ailleurs : la vitesse de charge, la puissance des ports USB-C, le rendement et le poids.

Cette C300 se distingue nettement sur deux points. Ses ports USB-C à 140 W bidirectionnels sont au-dessus de ce que propose la concurrence directe, souvent limitée à 100 W et parfois seulement en sortie. Et son plein en 1 h 07 par le secteur est rapide pour le format.

Elle est en revanche pénalisée par son rendement en sortie 230 V et par sa consommation à vide. Ce sont deux chiffres que les fiches techniques ne publient jamais, et qui expliquent la différence entre une station qu’on trouve bonne sur le papier et une station qu’on trouve bonne après trois mois d’usage.

Aucune extension de batterie n’est prévue, ce qui est la norme sur ce format : à ce niveau de capacité, l’extension coûterait plus cher que le modèle du dessus.

La vraie question, pour ce format, n’est d’ailleurs pas de savoir quelle station de 300 Wh choisir, mais s’il faut une station de 300 Wh. Trois options se présentent au même budget : une grosse batterie externe de 25 000 mAh, beaucoup plus légère mais sans prise 230 V ; cette station, qui ajoute les prises et 300 W ; ou un modèle de 500 à 600 Wh, deux fois plus lourd mais au rendement sensiblement meilleur et à la veille proportionnellement moins pénalisante.

Le point de bascule se situe sur la question du 230 V. Si l’on n’a aucun appareil qui l’exige, la batterie externe suffit et coûte moins cher. Si l’on en a plusieurs, ou des appareils qui chauffent, il faut monter en gamme. Cette C300 occupe la bande étroite du milieu : un ou deux appareils secteur peu gourmands, et de la mobilité.

À qui elle convient, et à qui elle ne convient pas

Elle convient à qui travaille en déplacement avec un ordinateur portable exigeant, à qui campe léger, à qui veut une réserve pour un week-end sans transporter dix kilos. L’USB-C à 140 W bidirectionnel et la recharge en une heure en font un compagnon de sac très abouti.

Elle ne convient pas à qui compte alimenter des appareils qui chauffent, à qui cherche une réserve de secours à laisser branchée et oubliée, ni à qui n’utilisera jamais les prises 230 V, auquel cas la version DC est objectivement le meilleur choix.

En une phrase : une excellente batterie de sac déguisée en station électrique, remarquable en USB-C et décevante en 230 V, dont il faut couper les prises quand on ne s’en sert pas.

Deux gestes suffisent à tirer d’elle le meilleur, et ils ne coûtent rien. Le premier consiste à privilégier systématiquement l’USB-C quand l’appareil l’accepte : on gagne 26 Wh sur chaque cycle, soit un dixième d’autonomie, et l’on évite la double conversion. Le second consiste à désactiver les prises 230 V au repos, ce qui divise la consommation à vide par cinq et fait passer l’autonomie au repos de moins d’une journée à environ cinq.

Appliqués ensemble, ces deux réflexes transforment le produit. Sans eux, l’acheteur constatera une batterie qui se vide vite et rend moins que promis, et il aura raison. C’est précisément ce que ce type de page devrait servir à éviter.

Le détail de la note

Notre note
4,0/5
Capacité et rendement 3,6
Puissance 3,8
Recharge 4,6
Connectique et pilotage 4,4
Fabrication et endurance 4,3
Bruit non mesuré
Anker Solix C300 : voir la fiche complète et le prix →

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Questions fréquentes

253,8 Wh en moyenne, soit 88 % de la capacité annoncée. Le détail compte : 266 Wh sur un port USB-C, 254 Wh sur la sortie 12 V et 240 Wh sur la prise 230 V. Selon la puissance appelée, la plage constatée va de 214 à 272 Wh.

Parce que l’onduleur consomme même à vide. Prises 230 V activées et sans rien de branché, la station absorbe 12,6 W, ce qui suffit à la vider en moins de vingt heures. Sorties désactivées, la consommation tombe à 2,3 W et l’autonomie au repos dépasse quatre jours.

Oui, et c’est l’un de ses meilleurs arguments. Les ports USB-C sont bidirectionnels et acceptent 138 W en entrée : le plein complet demande alors 2 h 22. Sur secteur, il tombe à 1 h 07, et par l’entrée solaire à 3 h 23.

Si aucun appareil en 230 V n’est prévu, oui. La version DC pèse 2,8 kg au lieu de 4,1, n’a pas de ventilateur donc aucun bruit, et son rendement est meilleur puisqu’elle n’embarque pas l’onduleur. La version secteur ne se justifie que par ses deux prises.

Non. La limite est de 300 W en continu, avec coupure au-delà de 310 W. Aucun appareil chauffant n’entre dans cette enveloppe. Elle convient à l’électronique, à l’éclairage et aux petits moteurs, pas au chauffage.